EMLO

Principaux contributeurs :

Paul Botley et Dirk van Miert

Iosephus Iustus Scaliger, d’Illustrium Hollandiae … Ordinum Alma Academia Leidensis (Leyde, 1614), p. 184.

Joseph Justus Scaliger (1540-1609)

Né à Agen, dans le sud de la France, dans la famille d’un érudit et médecin italien, Joseph Justus Scaliger étudie à Bordeaux et à Paris avant de devenir compagnon du jeune noble français Louis Chasteigner de la Roche-Posay. Avec de généreuses ressources pour voyager et étudier à sa disposition, il commença à travailler sur des éditions d’auteurs classiques et sa réputation de critique textuel aigu s’accrut. Avant que Scaliger ne s’installe à Leyde en 1593, le couple avait voyagé ensemble à travers l’Italie, l’Angleterre et l’Écosse, et — après le massacre de la Saint—Barthélemy en 1572 – Scaliger avait fui et résidé à Genève pendant deux ans.

Célébré comme un érudit latin, c’est son édition de Manilius (1579) et sa publication De emendatione temporum (1583) qui distinguèrent Scaliger en particulier, car c’est dans ces œuvres qu’il démontra que l’histoire ancienne ne se limitait pas aux seuls Romains et aux Grecs, mais s’étendait jusqu’à englober les peuples perse, babylonien, égyptien et juif.

Ayant décliné l’invitation initiale de prendre la chaire de Justus Lipsius à Leyde, Scaliger accepta l’offre subsesquente de l’université (sans obligation de donner des conférences) et, en 1593, s’installa à Leyde, où il était libre de consacrer son temps à la recherche et à la publication. C’est là qu’il est devenu le point focal d’un grand nombre d’érudits ayant des liens qui s’étendent sur toute l’Europe, et ce réseau se reflète dans toute sa correspondance.

Partenaires et Contributeurs supplémentaires

En 2012, l’édition en huit volumes de La Correspondance de Joseph Justus Scaliger (1540-1609), publiée par la prestigieuse Librairie Droz, Genève, sous la direction de Max Engammare, a été lancée avec style à la Divinity School de la Bibliothèque Bodléienne d’Oxford lors d’une réception organisée par Cultures of Knowledge. Nous sommes maintenant ravis, grâce à notre collaboration continue avec la Librairie Droz, de pouvoir mettre à disposition au sein d’EMLO les métadonnées de cette vaste correspondance.

La nouvelle édition contient de nombreuses lettres jamais imprimées auparavant et elle reflète sept années extraordinaires de travail méticuleux mené au Warburg Institute de l’Université de Londres. Financé par le professeur Anthony Grafton de Princeton à la suite de son prix Balzan d’Histoire des Sciences humaines en 2002, le Projet Scaliger, hébergé au Warburg, a accueilli les rédacteurs de l’édition, le Dr Paul Botley et le Dr Dirk van Miert. Les huit volumes issus de cette collaboration contiennent toutes les lettres connues pour avoir été écrites par ou à Scaliger.

Merci au personnel suivant de Cultures of Knowledge pour son travail acharné et ses conseils dans la préparation de l’ingestion des métadonnées de cette correspondance par EMLO: les rédacteurs Miranda Lewis, Kim McLean-Fiander et Mark Thakkar, la collègue numérique Martha Buckley, ainsi que les doctorants et stagiaires de l’EMLO Marc Kolakowski et Charlotte Marique. EMLO remercie Paul Botley et Dirk van Miert pour leur aide dans le texte d’introduction.

Source(s) bibliographique(s) clé(s)

La correspondance de Joseph Justus Scaliger, éd. Paul Botley et Dirk van Miert, 8 vols (Genève : Librairie Droz, 2012; ISBN-13 978-2-600-01552-3). L’édition est disponible en version papier et en format PDF (ISBN-13 978-2-600-11552-0).

Table des matières

De son vivant, Scaliger était considéré comme l’un des plus grands érudits de son époque et, tout au long de son importante correspondance subsistante, l’extraordinaire étendue et l’ambition spectaculaire de ses intérêts sont documentées méticuleusement.

La correspondance subsistante de Scaliger s’élève à 1 669 lettres, écrites entre 1561 et 1609. Environ les deux tiers des lettres sont en latin, beaucoup avec des composantes substantielles en grec et en hébreu, et presque tout le reste est écrit en français.

Scaliger échangea des lettres avec les  » déménageurs et secoueurs  » les plus éminents de son temps. Les astronomes Tycho Brahe et Johannes Kepler lui écrivent, tout comme les médecins François Vertunien et Laurent Joubert. Les poètes Florent Chrestien, Scévole de Sainte-Marthe et Dominicus Baudius étaient parmi ses amis; il correspondait avec une régularité frappante avec les érudits classiques Justus Lipsius et Denis Lambin, et surtout avec l’érudit qu’il respectait le plus, Isaac Casaubon. Son ami et correspondant de longue date était l’historien et homme politique Jacques-Auguste de Thou, et il encouragea les talents d’une jeune génération d’érudits, dont Daniel Heinsius et Claudius Salmasius.

À l’exception de quelques lettres préliminaires, Scaliger n’a pas écrit de lettres en vue d’une publication. Bien que soucieux de sa réputation, comme le montrent clairement les publications sur sa propre ascendance, il ne considérait pas que sa propre correspondance y contribuait d’une quelconque manière et, par conséquent, les lettres elles-mêmes sont plus intéressantes, personnelles et révélatrices que beaucoup des lettres plus « élaborées » de ses contemporains qui étaient destinées à la publication.

Provenance

Les lettres de Scaliger survivent à de multiples endroits et dans de nombreuses manifestations, qu’il s’agisse d’un manuscrit autographe, d’une copie manuscrite ou d’une copie imprimée. En tout, 637 lettres MS survivent, dont 482 sont entre les mains de Scaliger.

Un grand nombre de lettres MS, compilées par Claude Dupuy, ami de Scaliger, sont passées des frères Dupuy (Pierre, Jacques, Augustin et Christophe) à la Collection Royale française sous Louis XIV à la mort de Jacques en 1656 ; elles sont maintenant à la Bibliothèque nationale de France. Les lettres qui étaient avec Isaac Casaubon à sa mort en 1614 furent données d’abord à la veuve de ce dernier à Paris, puis à Scaliger et à l’ami de Casaubon, De Thou, et de là à Méric Casuabon, qui les arrangea et les lia; ces volumes sont maintenant dans la collection Burney de la British Library. Il existe également une importante collection, rassemblée par Georg Michael Lingelsheim, aujourd’hui à la Staats-und Universitätsbibliothek de Hambourg, ainsi qu’un certain nombre au Det Kongelige Bibliotek de Copenhague.

La publication des lettres de Scaliger a commencé en 1610, lorsque Isaac Casaubon a édité à Paris une sélection de 43 lettres latines parmi d’autres œuvres inédites de son défunt ami. Cette édition a été réimprimée à Francfort en 1612 avec l’ajout de trente-neuf nouvelles lettres de sources allemandes. En 1624, une collection d’exactement trois cents lettres françaises adressées à Scaliger a été imprimée à Harderwijk. L’édition la plus ambitieuse est apparue à Leyde en 1627 sous la supervision de Daniel Heinsius. Il contient 470 lettres de la correspondance de Scaliger, presque toutes en latin. Cette édition a été réimprimée inchangée l’année suivante à Francfort

Portée du Catalogue

Où une lettre post-octobre 1582 a été datée et marquée par Scaliger ou son correspondant dans le calendrier julien, Paul Botley et Dirk van Miert ont fourni une date grégorienne dans leur note de tête pour l’édition de la Librairie Droz; il s’agit de la date indiquée dans EMLO et le changement de calendrier a été noté. Le calendrier pour toutes les autres dates n’a pas été capturé dans EMLO, à l’exception de ceux antérieurs au passage du calendrier julien au calendrier grégorien, auquel cas l’utilisation du calendrier julien est enregistrée. Pour plus d’informations — et de mises en garde — concernant la datation des lettres, veuillez vous référer aux pages lvi–lix du volume un de La Correspondance de Joseph Justus Scaliger, ed. Paul Botley et Dirk van Miert.

L’édition de la Librairie Droz fait référence à toutes les éditions imprimées précédentes des lettres, mais ces informations n’ont pas été saisies dans les métadonnées présentées dans EMLO. Des versions manuscrites ont cependant été répertoriées.

Autres ressources

Une bibliographie détaillée contenant à la fois de la littérature primaire et secondaire figure aux pp. lx-xciv du volume 1 de La Correspondance de Joseph Justus Scaliger, éd. Paul Botley et Dirk van Miert, 8 vols (Genève : Librairie Droz, 2012; ISBN-13 978-2-600-01552-3).

Premières Éditions Imprimées sélectionnées

Scaliger, Iosephi Scaligeri Iul. Caes. f. opuscula diversa Graeca et Latinia: partim nunquam hactenus edita, partim ab auctore recensita atque aucta. Avec des notes sur plusieurs écrivains anciens (Paris, 1605).

Scaliger, Ios. Juste Scaligeri de la famille de juillet du Fardeau du fils brochures variées dans le passé, non publiées (Paris, 1610).

Scaliger, Ios. Juste Scaligeri de la famille de juillet du fardeau des brochures de fils variait avant que cela ne soit pas publié. Maintenant, cependant, dans de nombreuses parties du développé (Francfort, 1612).

Scaliger, Epîtres françoises des personnages illustrés et doctes, à Mons. Joseph À Peu Près L’Échelle. – Le plus important en lumière par Jacques de Reves (Harderwijk, 1624).

Scaliger, Un Autre Récit De T. les hommes de Joseph Scaligeri, Éducation De Juillet. un fardeau f. épître toutes les ressources qu’ils pouvaient, pour la première fois froncer les sourcils et publier (Leyde, 1627).

Scaliger, Un Autre Récit De T. les hommes de Joseph Scaligeri, Éducation De Juillet. un fardeau f. épître toutes les ressources qu’ils pouvaient, pour la première fois froncer les sourcils et publier (Francfort, 1628).

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